Biographie de Cecilia Vega
Je vois mes premières lumières à Clermont-Ferrand, c'est dans cette ville de volcans que je passe le plus clair de mon enfance et adolescence .
Puis, à un âge où les fillettes accrochent des posters de chanteurs et d'acteurs, mues par leur premiers émois de la pré-adolescence, c'est plutôt vers les filles et les femmes que mon intérêt et ma libido naissante se tournent.
Une orientation sexuelle qui va s'affirmer avec le temps, malgré quelques essais "auto-thérapeutiques" infructueux avec la gent masculine, histoire de vérifier...
Rajoutez à cela un vorace appétit sexuel et aucune envie de former un couple : totalement libre, liberée et Libertine donc, même si ce terme s'applique plus à la communauté hétéro...
Puis est arrivé le temps des études. Direction les cieux clèments de la Provence, vivant tour à tour à Aix-en-Provence, Trets ou Peynier, la Sainte-Victoire à l'horizon, les senteurs de Lavande, la mer toute proche et la Dolce Vita Et aussi les méditerranéennes, leurs peaux mattes et formes généreuses que j'enviais. Les séduire c'était un peu faire miens leurs charmes
A l'occasion d'une virée nocturne parmi tant d'autres, je découvre les plaisirs au masculin avec un ami gay. Cette nuit là, nous avons tous deux franchi le pas.
Depuis, lui ne regarde plus que les filles. Moi, je suis devenue 100% polyvalente ;-) et pas prête d'en changer.
Le destin faisant des siennes, une opportunité me fait revenir sur Clermont. Et dans une ville où le tour des établissements libertins et lesbiens est vite fait, on rêve logiquement à de nouveaux fantasmes. Parmi lesquels, tourner dans un film X.
L'envie mûrit, et je multiplie les contacts au travers du milieu libertin. De déception en déception, propositions de plans foireux ou plans crades, propositions de faux tournages n'ayant pour but que de satisfaire les vices de pseudos réalisateurs. Pas vraiment ma vision du X.
Bref. J'avais laissé tomber l'idée. Puis un jour, mon esthéticienne me tuyaute : le mari de l'une de ses clientes est un réalisateur, à priori connu, de films X. Et il est lui aussi du Puy-de-Dôme. En recherche permanente de nouvelles têtes.
Méfiante et sans me faire d'illusions, je me rends au rendez-vous dans un café pour y rencontrer Jack Tyler. Au final, une approche très pro, qui me parle plus de technique et de ce qu'il souhaite faire ressentir au travers de ses images que de pratiques et de performances sexuelles.
Il me laisse un DVD, "Eloge de la Chair", que je regarde le soir même, et là j'accroche. Quelques mois après, il réalisait mon premier film, "Ma Nuit chez Eve" dans lequel je campais le personnage principal. Depuis, j'ai enchaîné. Et entretemps, Jack est devenu un Ami.
J'ai enchaîné et suis tombée sous le charme de ce microcosme qu'est le milieu X professionnel en France. Bien sûr, le X reste pour moi un plaisir, une autre manière de vivre et de réaliser mes fantasmes... Mais il n'y a pas que ça. La chance d'avoir débuté dans le milieu professionnel. L'ambiance des plateaux, le profil des actrices et acteurs, leur franchise dans leurs sentiments m'ont littéralement rendue accro.
En outre, les tournages scénarisés m'ont permis de découvrir chez moi des capacités de comédie. Et un réalisateur me fait confiance, je donne un maximum en retour. Sans chichis.
Vous l'aurez compris, je ne peux qu'aimer le X, car j'aime le sexe sous presque toutes ses formes et semble-t'il, cela se ressent très fortement à l'écran ;-)
Source : vegablog.com